Trame verte et bleue

Qu'est-ce que la trame verte et bleue ?

La Trame verte et bleue (TVB) est une mesure du Grenelle Environnement qui vise à stopper le déclin de la biodiversité en préservant et en restaurant des continuités écologiques. C'est une démarche qui vise à maintenir et à reconstituer un réseau d’échanges sur le territoire national pour que les espèces animales et végétales puissent, comme l’homme, communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer... c'est-à-dire assurer leur survie, en facilitant leur adaptation au changement climatique.
C'est un outil alliant la préservation de la biodiversité et l'aménagement du territoire. À ce titre elle devra être prise en compte au niveau local par le biais des documents d'urbanisme réalisés par les collectivités (Scot et Plu).

La région Centre Val de Loire souhaite mettre en oeuvre cette mesure à l'échelle des pays, au travers de son schéma régional de cohérence écologique (SRCE). Le SRCE est élaboré conjointement par la Région et l’État en association avec un comité régional TVB.

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Actualité

Dernière session thématique : l’Inventaire de Biodiversité Communal (IBC)

Le Pays Castelroussin Val de l’Indre a clôturé son premier programme d’information et de formation le 18 juin 2019 avec la session thématique intitulée « décliner la trame verte et bleue grâce aux inventaires de biodiversité communale (IBC) ». Animée par le Comité départemental de protection de la nature et de l’environnement (CDPNE), elle a réuni sept participants.
L'IBC est un outil qui permet d’affiner les éléments de la trame verte et bleue et de mieux connaître la faune et la flore de la commune. En peaufinant cette connaissance, les choix d’aménagement du territoire pourront être faits en tenant compte de cette biodiversité et en la valorisant. Mieux connaître sa biodiversité communale, c’est aussi améliorer le cadre de vie de ses habitants, apporter une plus-value au territoire, anticiper les changements climatiques, valoriser une démarche citoyenne et participative.
À ce jour, en région Centre-Val de Loire, 59 communes ont pu bénéficier d'un inventaire. Le Pays Castelroussin Val de l’Indre se tient à la disposition des communes pour les accompagner dans la réalisation de cette démarche, notamment sur le plan financier avec une aide régionale de 80%.

 

Un bilan des sessions 2018-2019 sera présenté dans la lettre d’information n°17, consultable en ligne par le menu “accès rapide” à droite de l’écran de la page d'accueil.

 

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 Présentation IBC  Mode emploi IBC Modalités IBC

Cinquième session thématique «les mares, milieu aquatique et terrestre à connaître pour mieux les protéger»

Par le passé, la mare avait un usage essentiellement agricole, servant d’abreuvoir pour le bétail. Aujourd’hui, la diminution de l’élevage et les différentes pollutions quotidiennes engendrent une fermeture et une disparition de ces entités naturelles ou anthropiques pourtant indispensables à certaines espèces animales et végétales.

Face à ce contexte et à une méconnaissance de ces milieux, cette journée avait pour objectif d’apprendre à connaître la mare, les espèces qui lui sont inféodées mais aussi le contexte géographique et écologique dans laquelle elle s’inscrit. L’aspect réglementaire a également été traité car les mares constituent des milieux humides régie par la loi sur l’Eau. Pour une commune, il est donc essentiel de bien connaître ses responsabilités.

Le projet de la mare d’Arthon a permis d’illustrer les pratiques d’entretien adaptées à ce type de milieu, notamment lorsqu’il s’agit d’un projet de réouverture d’une mare. De gros travaux ne sont pas forcément nécessaires. Certains peuvent tout à fait être réalisés par les agents techniques communaux, d’où la nécessité de les informer et de les former à une gestion raisonnée de ces milieux indispensables à notre équilibre biologique et écologique.

Quatrième session thématique « bonnes pratiques d’entretien des strates herbacées, arbustives et arborées des bords de routes et chemins ruraux »

Les routes et les chemins constituent de véritables corridors écologiques pour de nombreuses espèces, floristiques et faunistiques. Comme pour l’homme, ce sont des axes de circulation essentiels à leur cycle de vie.

C’est pourquoi, Benjamin Culan et Élisabeth Trotignon, les deux intervenants de cette journée, ont souligné l’importance de bien connaître les éléments caractéristiques de ces linéaires (arbres, fleurs, insectes…) afin d’adopter des pratiques d’entretien respectueuses de ces derniers. Ils ont notamment rappelé les périodes propices de taille et de fauche afin de ne pas perturber le bon développement de ces espèces, et permettent leur reproduction.

Les participants ont été réceptifs et se disent prêts à modifier leurs pratiques. Benjamin Culan rappelle que la communication auprès des habitants est essentielle pour que chacun puisse intégrer les enjeux de cette démarche.

 

 

Espèces animales invasives, thème de la troisième session d’information et de formation

La troisième session d’information et de formation du 10 janvier 2019 a permis d'aborder les espèces animales invasives et plus particulièrement le cas du frelon asiatique, ou frelon à pattes jaunes, qui a colonisé l’ensemble du territoire métropolitain depuis son arrivée en 2004. 

Après avoir introduit cette session par la définition d’une espèce exotique envahissante et la réglementation européenne et nationale en vigueur, la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon ) Centre Val de Loire a présenté plusieurs espèces invasives.

Ces espèces concernent chacun d’entre nous puisqu’elles sont désormais présentes sur une large partie du territoire métropolitain. Le ragondin, le rat musqué, la pyrale du buis, la chenille processionnaire sont des espèces sur lesquelles le grand public mais aussi les communes prêtent attention et s’interrogent sur les moyens de les contenir pour tenter de maîtriser les dégâts occasionnés. Les impacts engendrés par ces espèces sont multiples : sanitaire, économique, génétique, écologique. Les espèces exotiques envahissantes sont une cause majeure de perte de biodiversité, en France mais aussi à l’échelle mondiale, d’où la nécessite de les connaître et de les reconnaître.

En deuxième partie d’après-midi, le frelon asiatique, de son nom latin Vespa velutina nigrithorax, a été plus particulièrement évoqué. En effet, nous sommes tous amener à croiser sa route, étant donné que ce frelon a colonisé l’ensemble du territoire métropolitain, et ce depuis son arrivée en 2004.

Comment le reconnaître, quels sont les moyens et les outils pour l’éliminer ? Quelles sont les précautions à prendre en présence de frelons ? La Fredon a pu apporter des réponses concrètes, soulignant néanmoins un manque de moyens financiers avéré pour lutter efficacement contre cet insecte dont les chances d’éradication sont, aujourd’hui, quasi inexistantes.

Les élus et agents communaux ont été conviés à un atelier "Aménagement des espaces publics"

Le Pays Castelroussin Val de l’Indre poursuit l’animation de la trame verte et bleue à travers notamment des ateliers ou des formations. Le 20 décembre 2018, un atelier a été proposé aux élus et agents communaux sur le thème de "l’aménagement des espaces publics". Ces espaces interrogent les communes sur différents aspects : économique, architectural, social mais aussi environnemental et esthétique. Trois intervenants ont animé cet atelier afin de proposer aux participants une approche transversale de l’espace public.

Alexandre Martin, directeur du CAUE, s’est appuyé sur des exemples d’aménagements opérés au sein du département de l’Indre et hors département, afin de souligner l’importance et l’intérêt de s’intéresser à l’histoire d’un espace, d’un bourg et de tout un village pour concevoir un aménagement.

Benjamin Culan, conseiller forêt et biodiversité, a poursuivit sur les essences d’arbres et d’arbustes en rappelant quelques notions sur leurs origines. Ces essences témoignent des changements climatiques. La plantation d’un arbre doit tenir compte du sol et des influences climatiques.

Gilles Dézécot d’Indre Nature rappelle que le zéro pesticide, la végétalisation des espaces, mais aussi la pollution lumineuse et la ressource en eau sont des thèmes récurrents auxquels les communes ne peuvent échapper. Des actions simples et peu coûteuses peuvent être mises en place comme la gestion différenciée adoptée dans la majorité des communes du Pays. À travers plusieurs photographies, il a souligné les maladresses identifiées au sein d’aménagements publics, sans que cela soit toujours volontaire. En effet, les maîtres d’œuvre ont trop tendances à faire du copier-coller, d’où la nécessité d’apporter aux communes les arguments nécessaires pour éviter des erreurs, pouvant se révéler coûteuses pour la collectivité à long terme.

Cet atelier a permis de brasser un certain nombre de thématiques et de problématiques rencontrées au sein d’un espace public. Nous vous attendons nombreux pour les prochaines sessions.

Un stand pour le Pays à la journée mondiale de ramassage des déchets « World Clean Up Day »

L’éco-village ainsi que les cinq lieux de collecte organisés à Châteauroux, dans le cadre de la journée mondiale de ramassage des déchets « World Clean Up Day », ont attiré près de 250 personnes. La Jeune Chambre Économique de l’Indre, à l’initiative de cette journée, est plutôt satisfaite pour cette première édition à Châteauroux.

Du côté du Pays Castelroussin Val de l’Indre, le stand a attiré petits et grands qui ont pu découvrir, pour certains, nos missions. À travers la trame verte et bleue, ce fut l’occasion de rappeler que les déchets, amassés en grande quantité dans la nature, impactent et fragilisent les milieux. Ils sont également vecteur d’espèces indésirables générant, parfois, la disparition de nos espèces autochtones.

L’association Cagette et Fourchette, également présente lors de cette journée, constitue un des leviers pour réduire notre production de déchets. Favorisant le lien entre les producteurs locaux et la restauration collective, elle réduit les intermédiaires et donc les emballages. Cagette et Fourchette, c’est aussi consommer des produits locaux de qualité permettant une juste rémunération des producteurs.

À travers cet évènement riche en échanges, nous constatons une vive sensibilité de la part du grand public traduite par une volonté certaine de modifier les pratiques actuelles.
Ce fut donc une journée emplit d’optimisme qui fait du bien !

Présentation des 15 actions prioritaires en faveur de la Trame verte et bleue

Les réunions de présentation des quinze actions prioritaires issues du programme Trame verte et bleue du Pays Castelroussin Val de l'Indre se sont déroulées les 10, 15 et 18 janvier 2018 à Niherne, Buzançais, Ardentes et Déols. Onze communes ont participé à ces rendez-vous réunissant une vingtaine de personnes : maires, adjoints, directeurs de services et agents techniques.

Au cours de ces réunions, les communes ont pu échanger autour des actions présentées en faisant le lien avec leurs enjeux environnementaux et urbains locaux ainsi qu'avec leurs projets en cours de réalisation ou de réflexion. Certaines actions ont suscité davantage de questionnements et d'échanges comme la gestion écologique et différenciée des voiries et chemins communaux, la présence d'espèces exotiques envahissantes, les espaces engrillagés ou encore la sensibilisation du grand public à la préservation des continuités écologiques. Pour chacune des actions présentées, la communication et la vulgarisation constituent en effet des étapes préalables et nécessaires à leur mise en œuvre sur le territoire.

Ces rencontres ont ainsi permis d'introduire ou de réintroduire cette notion de continuité écologique afin de susciter l'intérêt des communes et d'engager d'éventuelles réflexions sur les possibilités de réaliser ces actions sur leur territoire. Les communes sont en effet des structures pertinentes pour initier l'expérimentation et la mise en œuvre de ces actions. Ces dernières vont permettre de préserver et de restaurer de manière pérenne la fonctionnalité écologique du territoire.

Dans le livret remit lors de ces réunions, chaque action oriente, en quelques points, les communes sur la manière dont elles peuvent participer à leur réalisation, sans forcément induire un coût financier. Nous invitons les communes n'ayant pu être présentes à ces réunions à consulter ce livret en ligne et à contacter Elodie Joliveau, en charge de l'animation de la trame verte et bleue.

Règlementation

La biodiversité est la diversité du monde vivant. Elle se décline en trois niveaux emboîtés :

  • la diversité des milieux,
  • la diversité des espèces,
  • la diversité génétique.

 

La biodiversité naturelle est aujourd'hui menacée. La dégradation et la fragmentation des milieux naturels sont considérées dans les pays industrialisés comme la première cause de déclin.

La région Centre - Val de Loire  s'est dotée en 2009 d'une cartographie de son réseau écologique à l'échelle du 1/100 000 ème. Ce document stratégique constitue une base de travail précieuse pour tous les acteurs locaux souhaitant s'engager dans des projets opérationnels de préservation et de restauration des continuités écologiques de leur territoire.

L'État et la région ont engagé, conformément aux lois Grenelle, la réalisation du schéma régional de cohérence écologique (SRCE) pour le maintien et la restauration des continuités écologiques. Les orientations qui découleront de ce schéma, devront être prises en compte dans les documents d'urbanisme.

La réalisation d'une étude à l'échelle du Pays Castelroussin Val de l'Indre et le SRCE ont donc vocation à être complémentaires et à « se nourrir » réciproquement dans un souci de cohérence :

  • prise en considération de l'avancé des travaux du SRCE pour la cartographie TVB du territoire au 1/25 000 ème,
  • intégration des données générées par la cartographie TVB du territoire dans l'élaboration du SRCE dont l'échelle de réalisation ne permettra pas de réelle opérationnalité.

 

Les résultats de cette étude seront notamment intégrables dans les documents Plu (Plan local d'urbanisme), Scot... et projets (zones d'aménagement concerté, zones d'activités...) du territoire en cohérence avec les évolutions de la loi Grenelle.

L'article L371-1 du code de l'environnement définit le rôle de la trame verte et bleue comme suit :
« La trame verte et la trame bleue ont pour objectif d'enrayer la perte de biodiversité en participant à la préservation, à la gestion et à la remise en bon état des milieux nécessaires aux continuités écologiques, tout en prenant en compte les activités humaines, et notamment agricoles, en milieu rural. 

À cette fin, ces trames contribuent à :

  • Diminuer la fragmentation et la vulnérabilité des habitats naturels et habitats d'espèces et prendre en compte leur déplacement dans le contexte du changement climatique ;
  • Identifier, préserver et relier les espaces importants pour la préservation de la biodiversité par des corridors écologiques ;
  • Mettre en œuvre les objectifs visés au IV de l'article L. 212-1 et préserver les zones humides ;
  • Prendre en compte la biologie des espèces sauvages ;
  • Faciliter les échanges génétiques nécessaires à la survie des espèces sauvages de la faune et de la flore ;
  • Améliorer la qualité et la diversité des paysages.

Échelle d'actions

La Trame verte et bleue s’appuie sur la participation de l’ensemble des citoyens, chacun à son niveau (État, élu, chef d’entreprise, membre associatif, particulier...), en ville comme à la campagne.

Chacun peut contribuer à préserver et remettre en bon état des continuités écologiques.

Échelle nationale : Un cadre de travail national fixé par l’État et une cohérence visée sur l'ensemble du territoire

Échelle régionale : Une échelle de cadrage régionale et d'accompagnement des démarches locales, garante de la cohérence du dispositif et de la prise en compte des services rendus par la biodiversité
L’État et les régions élaborent ensemble des documents de planification, appelés schémas régionaux de cohérence écologique, en concertation avec l’ensemble des acteurs locaux. Ces schémas, soumis à enquête publique, respectent les orientations nationales et identifient la Trame verte et bleue à l’échelle régionale.

Échelle départementale : Au travers de la politique ENS, de la gestion des infrastructures routières départementales, de l'aménagement foncier agricole, de la connaissance de la biodiversité et de la mise en œuvre.

Échelle du territoire de projet : La TVB comme partie intégrante du projet de territoire, complémentarité et cohérence entre les différentes politiques publiques. La mise en œuvre d'expérimentations et d'outils contractuels (PNR, intercommunalités, SAGE, etc).

Échelle du Scot : La TVB comme partie intégrante du projet de territoire, complémentarité et cohérence entre les différentes politiques publiques.

Caractéristiques du territoire

Sa situation de carrefour climatique, sa diversité géologique et paysagère confèrent au territoire régional un patrimoine naturel remarquable et reconnu au niveau international. À titre d'exemple, la région Centre - Val de Loire accueille 1 600 espèces végétales sauvages et voit nicher ou transiter plus de 350 espèces d'oiseaux !

Le Pays Castelroussin Val de l'Indre est situé au Sud de la région Centre - Val de Loire et du département de l'Indre. Il couvre un territoire de 26 communes et compte près de 40% de la population départementale.

Ce Pays est caractérisé par une mosaïque de milieux, avec une prédominance de champs cultivés parsemés de boisements dans la moitié nord et des milieux ouverts entremêlés de boisements dans la moitié sud. La vallée de l'Indre traverse le Pays d' Est en Ouest. Le Sud-Ouest du Pays est occupé par de nombreux étangs. En effet, 4 communes du Pays appartiennent au Parc naturel régional de la Brenne. Ce territoire, doté de milieux variés, est très riche en termes de biodiversité.

Ce Pays comporte trois zonages réglementaires et des zonages d'inventaires du patrimoine naturel. Par ailleurs, il est concerné par trois zones nodales d'intérêt supra-régional dans sa moitié Sud : la Brenne des milieux ouverts et la Brenne des milieux humides au Sud-Ouest et le Boischaut-Marche - Vallée de Germigny au Sud-Est.

Le pays est composé de 4 principaux éco-paysages:

  • Boischaut-Marche ;
  • Gâtine des confins Touraine-Berry ;
  • Brenne ;
  • Champagne berrichonne

 

Parmi les milieux remarquables du territoire on peut citer : les pelouses calcaires et sablo-calcaires, les aulnaies-frênaies, les prairies de fauche, les lacs eutrophes naturels, les lisières humides à grandes herbes ainsi que les prairies humides à Molinie sur sols calcaires, tourbeux ou argilo-limoneux.

Le pays compte également :

  • 7 ZNIEFF I,
  • 5 ZNIEFF II,
  • 4 ZICO,
  • 2 sites Natura 2000 au titre de la directive « Habitats » (Grande Brenne et Vallée de l'Indre)
  • 1 site Natura 2000 au titre de la directive « Oiseaux » (Brenne).

Vocabulaire

Biodiversité :
La biodiversité désigne l’ensemble des milieux naturels (prairies, forêts…) et des formes de vie existantes sur terre (plantes, animaux, champignons, bactéries…). Mais aussi toutes les relations et interactions qui existent d’une part entre ces organismes vivants, et d’autre part entre eux et leurs milieux de vie.

Continuités écologiques :
Association de réservoirs de biodiversité et de corridors écologiques.

Corridors écologiques :
Connexions entre des réservoirs de biodiversité, voies de déplacement empruntées par la faune et la flore : par exemple des haies et des bosquets dans un champ, un pont végétalisé sur une autoroute ou un tunnel, une ouverture dans un jardin clôturé… .
Les corridors écologiques comprennent les espaces naturels ou semi-naturels ainsi que les formations végétales.

Le vert et le bleu :
Le vert représente les milieux naturels et semi-naturels terrestres : forêts, prairies… ;  le bleu correspond aux cours d’eau et zones humides : fleuves, rivières, étangs, marais… .

Réservoirs de biodiversité :
Zones vitales, riches en biodiversité, où les espèces peuvent réaliser l’ensemble de leur cycle de vie : reproduction, alimentation, abri… . De taille suffisante et susceptibles de permettre l’accueil de nouvelles populations d’espèces. Les réservoirs de biodiversité comprennent tout ou partie des espaces protégés et les espaces naturels importants pour la préservation de la biodiversité.

Trame verte et bleue :
Ensemble de continuités écologiques.

ZNIEFF I et II :
Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique

- Zones de type I : secteurs de superficie en général limitée, caractérisés par leur intérêt biologique remarquable,
- Zone de type II : grands ensembles naturels riches et peu modifiés, ou qui offrent des potentialités biologiques importantes.

FAQ

Les voies vertes et parcs urbains participent-ils à la TVB ?

Les différents types d’espaces souvent assimilés à la nature du fait de leur caractère végétalisé peuvent contribuer à la TVB lorsqu’ils sont effectivement utilisables comme lieu de vie ou de transit pour les espèces et écologiquement reliés à d’autres espaces favorables. Cependant, ce n’est pas systématique : des espaces verts n’assurant pas de fonction de continuité écologique (cas isolés, inadaptés aux espèces locales, sur-fréquentés, gérés de manière intensive…) ne suffisent pas à créer une trame verte.
 

La TVB ne va-t-elle pas favoriser le développement d'espèces exotiques envahissantes ?

Les espèces exotiques envahissantes se déploient généralement dans des milieux naturels relativement dégradés. Dans ce contexte, la TVB, en améliorant la qualité et le fonctionnement des milieux, contribue à lutter contre le développement de ces espèces.

Toute démarche de TVB doit donc à ce titre étudier au cas par cas l’opportunité d’isoler certains réservoirs de biodiversité du reste de la trame.

En quoi la TVB peut-elle constituer une réponse à l'adaptation et à l'atténuation du changement climatique ?

La TVB va permettre à une majorité d’espèces et d’habitats de s’adapter aux variations climatiques. Elle garantit en particulier la présence de nouvelles zones d'accueil de qualité permettant d’anticiper le déplacement des aires de répartition de nombreuses espèces et de leurs habitats ainsi que des habitats naturels, du fait du changement climatique.

La tendance générale des espèces, sous l’effet du changement climatique, semble être un déplacement de leur aire de répartition vers le Nord ou en altitude. La TVB garantit donc la présence de nouvelles aires d’accueil ainsi que des voies de transit nécessaires à cette réorganisation. Le maintien d’une bonne connectivité entre les milieux favorise également leur capacité à résister voire à se restaurer face aux changements globaux et notamment climatiques. Enfin, la TVB participe aussi à la régulation du climat en jouant un rôle d’atténuation par l’intermédiaire des milieux qui la composent (captation du carbone par les forêts, rôle tampon des zones humides, ...).

La TVB intègre-t-elle l’enjeu de lutte contre la pollution lumineuse ?

La lumière artificielle nocturne, en forte progression depuis 20 ans, accroît la pression sur les milieux naturels et sur les espèces et peut constituer un élément de fragmentation de l’espace.
La prise en compte de la problématique de la pollution lumineuse fait partie des objectifs visés par la TVB. En effet, les orientations nationales (ONTVB) adoptées par décret le20 janvier 2014, indiquent qu’il importe de « maîtriser l’urbanisation et l’implantation des infrastructures et d’améliorer la perméabilité des infrastructures existantes en intégrant des problématiques connexes à l'urbanisation, notamment la pollution lumineuse. »
Bien qu’il soit difficile pour l’instant d’établir une cartographie de la lumière artificielle notamment et de la pollution qu’elle engendre, et de connaître les interactions avec les espèces, alerter sur cette question permet de mieux la prendre en compte dans les plans locaux. Un nombre croissant de communes participe à l’extinction de leur éclairage urbain une partie de la nuit.

Quels sont les acteurs de la préservation et de la remise en bon état des continuités écologiques ?

Au-delà de leur identification, la gestion des continuités écologiques peut prendre différentes formes et fait intervenir une multitude d’acteurs : collectivités territoriales, agriculteurs, forestiers, chasseurs, pêcheurs, entreprises, gestionnaires d’infrastructures, associations, particuliers.
 

Collectivités territoriales

  • intégration des continuités écologiques dans leur document de planification et d'urbanisme qui traduit leur projet de territoire ;
  • actions de sensibilisation et réalisation de guides de bonnes pratiques ;
  • aménagement opérationnel (zone d'aménagement concerté ou lotissements ou EcoQuartiers intégrant les continuités écologiques) ;
  • valorisation de la nature dans la ville ;
  • restauration écologique (friches, cours d’eau…) ;
  • gestion différenciée des espaces verts et jardins ;
  • classement d’un espace naturel sous protection.

Agriculteurs, forestiers, chasseurs, pêcheurs

  • maintien ou évolution des pratiques de gestion des parcelles favorables à la biodiversité et aux continuités écologiques (limitation des produits phytosanitaires, gestion extensive, utilisation des auxiliaires de culture…) ;
  • mise en place et entretien de certains aménagements comme des haies, des mares, des bandes enherbées ;
  • restauration d'anciennes annexes de cours d'eau (méandres, bras morts, mares, etc.) pouvant constituer des frayères ;
  • réaménagement d'obstacles sur des petits cours d'eau.

Entreprises

  • gestion de son site favorisant la biodiversité (gestion différenciée – récupération des eaux de pluie, filtration des eaux de pluie par des noues, végétalisation du site avec des espèces locales en lien avec le contexte environnant...)
  • limitation de l'impact de son activité sur l'environnement.

Gestionnaires d’infrastructures

  • gestion différenciée de ses emprises, les dépendances vertes des infrastructures pouvant constituer des corridors dans certains secteurs très anthropisés, à condition de bénéficier de pratiques de gestion favorables (semences locales, fauches tardives, limitation des produits phytosanitaires) ;
  • amélioration de la capacité de la faune et de la flore à « traverser » les infrastructures en réalisant des passages à faune (écopont pour la grande faune, buses pour la petite faune, crapauducs...).

Associations

  • participation à la connaissance de la biodiversité (réalisation d'inventaires, étude du fonctionnement écologique de certains espaces...) ;
  • opérations de sensibilisation du public ;
  • gestion d’espaces naturels.

Particuliers

  • en installant sur son balcon quelques plantes fournissant un apport alimentaire pour certaines espèces (insectes, oiseaux...) ;
  • dans son jardin :
    • en favorisant le passage et l'accueil de la petite faune et des insectes (tas de bois morts constituant des refuges pour les hérissons, « hôtel » à insectes, clôtures perméables à la petite faune, mares favorisant les batraciens...) ;
    • en limitant l'usage de produits phytosanitaires ;
    • en évitant d'utiliser des espèces exotiques.

       

 

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