Il y a un an, le Pays Castelroussin Val de l'Indre engageait le CEREMA (Centre d'études et d'expertises sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement), organisme placé sous la tutelle du ministère chargé de l'Aménagement du territoire et de la Transition écologique, pour étudier les enjeux de la pollution lumineuse à l'échelle de son territoire. Le CEREMA a présenté les résultats de l'étude le 12 février 2026 à Déols, en présence d'élus, de techniciens, de professionnels de l’éclairage et d’associations de protection de la nature.
Ce sujet est en lien étroit avec l’animation du programme d’actions « trame verte et bleue », que le Pays conduit depuis plus de dix ans. La lumière émise par les éclairages artificiels engendre en effet de nombreux impacts sur la faune, la flore et leurs écosystèmes, mais aussi sur l’humain et sa santé. L’objectif était d’identifier les points de conflit entre lumière artificielle et biodiversité, tout en intégrant les usages et les impératifs de sécurité liés à ces installations.
Une première phase d'analyse et de croisements de données (satellitaires, naturalistes, points d'éclairage) a permis de mettre en évidence plusieurs secteurs à enjeux, pour lesquels l’éclairage apparaît à la fois important et diffus, et qui se situent au sein ou à proximité d’espaces naturels.
Une trentaine de secteurs, plus ou moins vastes, ont ainsi été identifiés, situés majoritairement dans le domaine public, mais aussi dans le domaine privé. Les communes concernées ont été consultées afin de participer au choix des sites.
La deuxième phase portait sur l'analyse de terrain (mesure de la lumière, observation du matériel, environnement) de quelques sites jugés prioritaires et représentatifs des enjeux environnementaux du territoire. Ces sites ont été choisis en concertation avec les communes, en tenant compte des éventuels travaux de réfection de l’éclairage à venir.
Les points de conflit expertisés sur le terrain ont fait l'objet de remarques argumentées, plutôt bien reçues par les communes concernées. Des solutions, des plus simples aux plus complexes, ont été proposées pour clore cette présentation, permettant ainsi à chacun de mieux percevoir les leviers possibles pour réduire les impacts des éclairages artificiels sur l’humain et la biodiversité.
Pour en savoir plus : l'étude est disponible ICI 




